Le stockage défini par logiciel (SDS) est une architecture conçue pour dissocier les logiciels de stockage du matériel propriétaire. Il offre un ensemble de fonctionnalités logicielles permettant de gérer automatiquement les données, en local comme à l’échelle mondiale, avec à la clé des vitesses d’accès aux données inédites, une administration simplifiée et la possibilité de faire évoluer rapidement et plus économiquement les infrastructures technologiques à mesure que les volumes de données augmentent. Ces avancées peuvent fonctionner avec les systèmes de stockage de toute entreprise afin de fournir un stockage automatisé et virtualisé.
Mais comme le SDS ajoute une couche d’abstraction supplémentaire, suivre les bonnes pratiques du secteur est un moyen judicieux de simplifier les déploiements et de tirer parti de la flexibilité et des capacités inhérentes aux systèmes définis par logiciel. Nous avons rassemblé et résumé 15 conseils d’experts incontournables.
- Consacrer du temps à la conception de l’architecture
- Former les équipes
- Effectuer des simulations
- Travailler avec des API
- Commencer par ce que l’on connaît
- Se détacher du passé
- Préparer la reprise après sinistre
- Cartographier les exigences des applications
- Évaluer l’infrastructure sous-jacente
- Accorder de l’attention au choix du fournisseur
- Ne pas oublier l’importance du matériel
- Prendre en compte tout l’éventail des services
- Planifier la capacité
- Surveiller les performances des applications
- Ne pas lésiner sur le support après-vente
- En résumé : les bonnes pratiques du SDS favorisent la réussite
Consacrer du temps à la conception de l’architecture
La préparation est essentielle à la réussite du SDS. Les entreprises doivent prendre le temps de réaliser une conception détaillée de l’architecture bien avant la mise en œuvre. Certaines organisations disposent peut-être des ressources nécessaires pour effectuer ce travail en interne, mais ne commettez pas l’erreur de penser que vous connaissez tout du SDS si vous avez peu d’expérience concrète. Faites appel à une aide extérieure si nécessaire afin de garantir la validité de l’architecture initiale.
Former les équipes
Le personnel doit être formé à la maintenance du SDS tout au long de son cycle de vie. Cette formation doit concerner les équipes informatiques et celles chargées du stockage, car toutes deux participeront au provisionnement du stockage. De nombreux fournisseurs proposent ce type de formation, tout comme diverses organisations indépendantes spécialisées dans la formation.
Effectuer des simulations
Il est judicieux de simuler de manière contrôlée les conditions de défaillance potentielles. Cela aide les équipes informatiques à comprendre comment les applications gèrent ces défaillances et facilite la sélection des architectures applicatives les mieux adaptées pour éviter des incidents catastrophiques à l’avenir.
Travailler avec des API
Pour tirer le meilleur parti des technologies SDS, les applications doivent fonctionner en étroite collaboration avec les interfaces de programmation applicative (API) associées afin de bénéficier de toutes les fonctionnalités qu’elles proposent, comme le stockage objet. Cela peut éviter une quantité considérable de travail d’intégration directe.
Plutôt que de procéder ainsi, il peut être préférable d’utiliser un framework qui fournit les abstractions nécessaires pour tirer parti des fonctionnalités des API sans devoir modifier directement l’application. L’approche SDS offre ainsi une plus grande polyvalence, puisqu’elle permet d’utiliser tout un éventail de services sans lier chaque application à un service particulier.
Commencer par ce que l’on connaît
Au moins dans un premier temps, restez dans les domaines que vous maîtrisez pour le déploiement du stockage défini par logiciel. Par exemple, les équipes qui gèrent des bases de données et possèdent une expérience des SAN traditionnels devraient privilégier les projets de déploiement d’applications SDS fondés sur le stockage en mode bloc : elles disposent déjà d’un certain niveau d’expertise dans ce domaine et n’auront pas à modifier leurs processus lors du déploiement d’un stockage défini par logiciel. Il existe également des approches NAS scale-out du SDS pouvant fonctionner sur du matériel provenant de nombreux fournisseurs.
Se détacher du passé
Tirez parti de la flexibilité de la gestion. Comme le stockage défini par logiciel dissocie le logiciel du contrôleur de stockage, qui gère les systèmes de baies de stockage traditionnels, du stockage physique sous-jacent, il offre une plus grande flexibilité. Les responsables de l’environnement doivent donc abandonner les anciennes approches de gestion. Le modèle logiciel accroît considérablement la flexibilité du déploiement et de la gestion, en leur permettant de choisir la plateforme matérielle et les outils de gestion de leur choix.
Préparer la reprise après sinistre
De nombreuses applications SDS offrent un riche ensemble de fonctionnalités d’intégrité des données et de réplication géographique pour contribuer à limiter les conséquences des catastrophes naturelles et des erreurs humaines. Quelle que soit l’étendue des fonctionnalités disponibles, il faut toutefois prévoir un plan permettant de se remettre de tout incident, mineur ou majeur, susceptible d’arrêter les systèmes ou d’entraîner une perte de données.
Cartographier les exigences des applications
Les responsables du stockage doivent savoir comment l’application réagira dans des conditions défavorables et planifier en conséquence. Par exemple, que se passe-t-il lorsque l’application de votre environnement SDS ne reçoit aucune réponse pendant 0,1 seconde ou 1 seconde ? Les concepteurs du système SDS doivent mettre en correspondance les exigences de leurs applications, en accordant une attention particulière aux limites de latence et de bande passante.
Évaluer l’infrastructure sous-jacente
Le SDS doit reposer sur une solide compréhension de l’environnement. Analysez vos charges de travail, vos applications et vos cas d’usage existants afin de déployer correctement le SDS. Préparez-vous également à résoudre les problèmes d’infrastructure susceptibles de se trouver sous le SDS. Le déploiement d’applications définies par logiciel peut rencontrer des difficultés s’il est effectué sur des plateformes plus anciennes qui doivent être mises à jour.
Cela devient particulièrement important lorsque les fournisseurs tentent d’adapter vos logiciels et vos applications à leurs propres exigences et préférences. Comme ils ne connaissent pas votre environnement, c’est à vous de définir ce que les logiciels doivent faire. Trouvez un fournisseur adapté à votre approche du SDS et à vos préférences en matière de plateformes et d’applications.
Accorder de l’attention au choix du fournisseur
Il existe une multitude de progiciels et d’applications pour différents scénarios d’utilisation du stockage. L’essentiel est de cartographier votre propre environnement et vos besoins, puis de choisir une solution qui corresponde à cette charge de travail applicative spécifique et la prenne en charge. Pour les déploiements dans un environnement virtualisé, il peut être préférable de concentrer le déploiement des applications définies par logiciel autour d’une plateforme virtuelle particulière ; une entreprise utilisant VMware devrait opter pour des solutions SDS virtualisées compatibles avec VMware. De même, les entreprises utilisant Microsoft devraient travailler avec des plateformes et des solutions compatibles.
Ne pas oublier l’importance du matériel
Gardez à l’esprit que si le matériel nécessite des logiciels, tous les logiciels doivent également fonctionner sur du matériel. Une solution SDS peut ne plus exiger un type précis de matériel propriétaire, mais cela ne signifie pas nécessairement qu’elle fonctionnera correctement sur n’importe quel matériel. Portez une attention particulière aux plateformes et aux systèmes sur lesquels les solutions SDS peuvent fonctionner, ainsi qu’à ceux qu’elles ne prennent pas en charge.
Prendre en compte tout l’éventail des services
L’infrastructure SDS doit proposer aux utilisateurs un éventail de services adaptés à différents types d’applications. Il est important de comprendre quel service convient le mieux au profil de la charge de travail de l’application. Cela aide les personnes qui sélectionnent les services à savoir ce qu’elles peuvent ou ne peuvent pas faire. Dans certains cas, les fournisseurs proposent des listes complètes de services ainsi que de la documentation sur la compatibilité et l’intégration. Si ces informations font défaut, les équipes informatiques doivent les élaborer et les mettre à la disposition des utilisateurs.
Planifier la capacité
Le fournisseur de l’infrastructure comme le locataire doivent planifier régulièrement la capacité afin de garantir que les services et les applications respectent leurs accords de niveau de service. Ces services doivent disposer de ressources suffisantes en processeur, en mémoire, en connectivité réseau pour les entrées-sorties (E/S) et, bien sûr, en capacité de stockage. Le SDS ne fonctionne correctement que si les ressources nécessaires sont disponibles. Une bonne planification de la capacité garantit que ces ressources sont toujours disponibles au moment voulu.
Surveiller les performances des applications
Le déploiement d’applications logicielles bénéficie grandement de la surveillance des performances. La meilleure approche consiste à surveiller les performances des applications au niveau de l’utilisateur afin de résoudre les problèmes avant qu’ils ne deviennent perceptibles par les utilisateurs, qui risqueraient alors de multiplier les appels au support technique. Des rapports d’incident doivent également être mis en place pour détecter rapidement les déploiements défectueux.
Ne pas lésiner sur le support après-vente
Accordez une attention particulière au support après-vente : qui est responsable en cas de problème, vous ou le fournisseur ? Ne pas en tenir compte peut obliger à appeler plusieurs fournisseurs lors d’un incident, chacun se renvoyant la responsabilité, au lieu de contacter un seul fournisseur disposé à prendre les choses en main. Ce type de situation peut être encore plus fréquent avec le SDS, qui peut rendre difficile l’identification de l’application, de l’équipement de stockage ou de la plateforme à l’origine du problème. Assurez-vous que l’équipe informatique est en mesure de résoudre rapidement les incidents.
En résumé : les bonnes pratiques du SDS favorisent la réussite
Le stockage défini par logiciel offre de nombreux avantages, notamment en matière de flexibilité, d’évolutivité et de facilité de provisionnement. Mais son principal atout réside peut-être dans la dissociation des logiciels de stockage et du matériel sous-jacent. Pour tirer le meilleur parti de ses fonctionnalités, la meilleure approche consiste à bien connaître son environnement et à appliquer les bonnes pratiques présentées ici.
Découvrez les 6 meilleures solutions de stockage défini par logiciel pour savoir vers quelles plateformes la plupart des grandes entreprises se tournent pour leurs besoins en SDS.