5 grandes prédictions concernant le matériel de stockage pour 2023

Nombre des prédictions sur l’avenir du stockage et de la protection des données concernent le cloud, les architectures définies par logiciel, les différents protocoles et la dernière génération d’applications de stockage sophistiquées. Mais tout cela repose sur une base matérielle sans laquelle rien ne serait possible. Voici quelques-unes des principales prédictions pour 2023 concernant le stockage […]

Écrit par
Drew Robb
Drew Robb
Dec 15, 2022
6 minute read
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Nombre des prédictions sur l’avenir du stockage et de la protection des données concernent le cloud, les architectures définies par logiciel, les différents protocoles et la dernière génération d’applications de stockage sophistiquées.

Mais tout cela repose sur une base matérielle sans laquelle rien ne serait possible.

Voici quelques-unes des principales prédictions pour 2023 concernant le matériel de stockage :

1. Flash et bande, pas disque

Le disque, c’était l’avenir — il y a environ 20 ans. La bande était censée être morte. Il suffisait aux entreprises de tout transférer sur disque pour vivre heureuses jusqu’à la fin des temps.

Cela a bien fonctionné pendant quelques années, mais a fini par s’essouffler. Le big data, les données non structurées et l’explosion générale des volumes de données ont rendu inexploitable la philosophie du « tout stocker sur disque ».

Soudain, la bande a commencé à reprendre une partie du terrain perdu face au disque. Puis le coût du stockage flash a suffisamment baissé pour que le disque commence à perdre du terrain aux deux extrémités du spectre. C’est pourquoi Eric Bassier, directeur senior du marketing produit et technique chez Quantum, estime que l’avenir de l’infrastructure de stockage des données repose sur le flash et la bande.

Pourquoi ? De nombreuses applications émergentes exigent des performances constantes à faible latence et un nombre élevé d’IOPS. Les systèmes basés sur disque ne peuvent pas répondre aux besoins des applications exigeantes. Bassier estime donc que les entreprises chercheront à consolider les charges de travail hautes performances sur des plateformes flash modernes définies par logiciel, qui tirent parti des derniers protocoles flash et réseau, comme Non-Volatile Memory Express (NVMe) et Remote Direct Memory Access (RDMA).

En outre, la croissance massive des données non structurées et les nouveaux usages de ces données incitent les entreprises à les conserver pendant de nombreuses années, voire des décennies et davantage. Toutefois, selon Bassier, le disque consomme trop d’énergie et n’est pas idéalement adapté au stockage des données à long terme.

« La bande magnétique LTO est moins coûteuse, plus fiable, offre une cyberrésilience accrue et constitue l’option la plus écologique », a déclaré Bassier.

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« Le disque est progressivement écarté : l’avenir du stockage primaire hautes performances est le flash défini par logiciel. L’avenir du stockage des données à long terme sera principalement la bande définie par logiciel, jusqu’à ce que des technologies d’archivage de pointe, comme le stockage sur ADN, deviennent commercialement viables. Ces facteurs, associés à l’attention accrue portée par les entreprises aux initiatives environnementales, sociales et de gouvernance (ESG), les poussent à moderniser leur infrastructure avec du flash et de la bande définis par logiciel. »

En savoir plus : 5 grandes tendances du stockage flash

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2. L’optimisation des coûts stimule le stockage sur site

Compte tenu des perspectives économiques actuelles, les entreprises se concentreront sur l’optimisation des coûts et les économies en 2023, a déclaré Anand Babu Periasamy, cofondateur et PDG de MinIO.

Après plusieurs années de croissance de 30 % à 50 % dans les principaux clouds publics, Periasamy s’attend à un ralentissement du rythme, les entreprises étant de plus en plus nombreuses à chercher à optimiser leurs charges de travail et leurs coûts.

« Cela ouvrira une ère de neutralité vis-à-vis du cloud, où le modèle opérationnel et l’économie pèseront autant que l’emplacement physique », a déclaré Periasamy.

« La croissance était auparavant portée par l’optimisation de la flexibilité et de l’élasticité, mais le transfert de richesse financé par le capital-risque au profit des trois grands acteurs est désormais terminé, du moins pour l’instant. Pour les charges de travail prévisibles, les entreprises rapatrieront leurs données ou adopteront d’autres clouds afin de créer une concurrence sur les coûts. L’optimisation des coûts sera la priorité numéro un dans un environnement économique incertain. »

En savoir plus : L’infrastructure sur site est là pour durer. Mais quelles charges de travail doivent aller où ?

3. La domination du stockage objet

Pendant un temps, le réseau de stockage (SAN) s’opposait au stockage en réseau (NAS). Puis l’infrastructure hyperconvergée (HCI) est devenue populaire. Aujourd’hui, le stockage objet semble avoir gagné en importance, aussi bien pour le stockage sur site que dans le cloud.

« Dans un monde multicloud, le stockage objet est le stockage primaire », a déclaré Periasamy, de MinIO.

Il a expliqué son raisonnement. À l’heure actuelle, les bases de données convergent vers le stockage objet comme solution de stockage primaire. Cette évolution est portée par les performances, l’évolutivité et les formats de tables ouverts. L’un des principaux avantages de l’essor de formats de tables ouverts, comme Iceberg, Hudi et Delta, est qu’ils permettent à plusieurs bases de données et moteurs analytiques de coexister. Cela crée à son tour la nécessité de pouvoir s’exécuter n’importe où, ce à quoi le stockage objet moderne est particulièrement bien adapté.

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Les premiers éléments sont probants. Snowflake et Microsoft lanceront tous deux une fonctionnalité de tables externes à la fin de 2023. Les entreprises pourront alors exploiter le stockage objet pour n’importe quelle base de données sans jamais avoir à déplacer directement ces objets dans la base de données : elles pourront les interroger sur place.

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4. Des temps difficiles pour les appliances

Certains fournisseurs ont misé sur les appliances comme avenir du stockage et de la sauvegarde. Il suffisait de tout installer dans un boîtier préconfiguré assurant une ou plusieurs fonctions, puis de le brancher dans la salle informatique.

Mais Periasamy, de MinIO, estime que les tendances mentionnées plus haut vont rendre la vie très difficile aux fournisseurs d’appliances.

Les tarifs des fournisseurs seront examinés à la loupe en 2023, ce qui constitue une mauvaise nouvelle supplémentaire pour les fournisseurs d’appliances. Nombre d’entre eux ont eu du mal à suivre l’essor du modèle opérationnel du cloud et de la conteneurisation. Le matériel standard devient l’architecture de choix pour les déploiements à grande échelle, en raison de ses performances, de son prix et de la flexibilité qu’il offre pour choisir un fournisseur de logiciels de premier plan.

« En outre, puisqu’il n’existe aucun verrouillage lié à l’intégration, les clients ont le choix, et cette possibilité de choix favorise des tarifs plus avantageux », a déclaré Periasamy.

« À mesure que l’ensemble du secteur s’ouvre davantage et adopte le multicloud, les fournisseurs d’appliances subiront une pression considérable. »

5. La bande moins chère que le cloud ?

L’argument avancé depuis longtemps est que le stockage cloud est bien moins cher que le stockage sur disque ou sur bande. Pour les gros volumes, rares sont ceux qui soutiendraient que le disque peut rivaliser avec le cloud.

Mais la bande fait valoir de manière convaincante qu’elle constitue un meilleur choix pour l’archivage de gros volumes rarement consultés.

Rich Gadomski, responsable de la promotion de la bande chez Fujifilm Recording Media USA, a déclaré que
lorsque les besoins de capacité liés aux sauvegardes dépassent 200 To, l’économie de la bande devient plus intéressante. Il a cité une étude de Brad Johns Consulting selon laquelle le stockage cloud bien géré d’un pétaoctet sur cinq ans pourrait coûter environ 250 000 dollars. À titre de comparaison, en utilisant des bandes LTO, le cabinet est parvenu à un montant de 60 000 dollars.

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« Sur une période de cinq ans, le cloud ne peut plus prétendre être la solution économique », a déclaré Gadomski.

« Et du simple fait que les données soient stockées en ligne, les sauvegardes cloud sont toujours susceptibles d’être exposées à l’infiltration, à l’infection et à la prise en otage par des cybercriminels. Il suffit des identifiants d’accès d’un seul utilisateur pour que les données soient compromises. »

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Drew Robb

Originally from Scotland, Drew Robb has been a full-time writer for more than 25 years. He lives in Florida and specializes in IT, engineering, and business. As well as eWeek and TechRepublic, he writes for a wide range of magazines including Gas Turbine World, SDxCentral, and HR Magazine. He is the author of Server Disk Management in a Windows Environment (Auerbach Publications).

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